8 mars - Journée internationale de lutte pour les droits des femmes !

Evènement le 8 mars 2026

8 mars - Journée internationale de lutte pour les droits des femmes !

  • vendredi 6 mars 2026

    Valence, manifestation, 8 Mars, village des luttes, grève féministe, cinéma

  • Le 8 mars, c'est quoi ?

    Ce n'est pas la fête de LA femme, ni la fête des mères, c'est la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, une journée de grève féministe pour revendiquer et gagner l’égalité réelle – au travail et dans la vie. C’est aussi une journée de solidarité avec les femmes du monde entier et de lutte contre les idées d’extrême droite sexistes et patriarcales.

    Dans toutes les entreprises et les administrations, les femmes subissent des inégalités de rémunération et de carrière. Les tâches domestiques et familiales leur incombent toujours et les violences sexistes et sexuelles perdurent.

  • Assez ! Nous voulons l’é-ga-li-té !

    Les inégalités entre les femmes et les hommes ne sont pas une fatalité ! Les solutions existent, encore faut-il avoir la volonté de les mettre en œuvre et de s’en donner les moyens.
    La communication politique surfe volontiers sur la thématique de l’égalité, mais pour quelles actions concrètes ? Pour quels résultats ? Les gouvernements se succèdent, les présidences Macron aussi et… rien de change vraiment sur le front de l’égalité.

    Pire, les promesses ne sont pas tenues

    Un exemple parmi tant d’autres : fin 2023, Élisabeth Borne, alors Première ministre, s’était engagée à convoquer une négociation interprofessionnelle sur le temps partiel : rien n’est advenu. La CGT porte cette demande de longue date, car il est impératif de limiter le temps partiel imposé, majoritairement à des femmes, qui est facteur de précarité et de pauvreté.
    Qui dit temps partiel dit salaire partiel et retraite partielle…

    Les retraites, (re)parlons-en !

    Les femmes sont les grandes perdantes des réformes successives, la dernière a été imposée au mépris de la mobilisation de millions de personnes, et en piétinant la démocratie sociale et politique. Nous avons arraché le décalage de cette réforme, mais c'est bien son abrogation que nous voulons : aujourd’hui la CGT est encore engagée de toutes ses forces dans la bataille pour l’emporter.

    Batailler au quotidien pour être respectées

    Le sexisme et les violences sexistes et sexuelles sont massifs, au travail et dans toutes les sphères de vie, à l’école, dans le couple et la famille, dans les espaces publics, les médias, les cadres militants, les associations, le domaine de la santé, etc. Une coalition féministe de 60 organisations et syndicats, dont la CGT, porte 140 propositions en vue d’une loi-cadre contre les violences sexuelles, qui soit à même de les éradiquer. Le gouvernement nous a opposé une fin de non-recevoir. On ne désarme pas, et c’est un·e par un·e que nous allons chercher les porter nos exigences.

  • La transparence pour renforcer l’égalité de rémunération

    Les lois sont un point d’appui crucial, et c’est parfois du niveau européen que nous viennent les avancées… Ainsi en est-il de la « directive européenne sur la transparence », visant à renforcer l’égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes.
    La France doit la transposer en droit français d’ici juin  prochain et assurer ainsi l’égalité non seulement pour un travail égal, mais aussi pour un travail de valeur égale. Les métiers majoritairement occupés par des femmes, bien que comparables à certains métiers masculins mieux  émunérés, restent sous-valorisés, alors qu’ils devraient être reconnus à valeur égale.
    Cela passe par une revalorisation des métiers à  prédominance féminine. Il est impératif d’augmenter les salaires et d’améliorer les conditions de travail, dans nombre de ces métiers du soin et du lien, du commerce, de la grande distribution ou encore de la propreté, que les femmes sont majoritaires à exercer. Pour ce faire, il faut renégocier les classifications des branches professionnelles concernées, la CGT y travaille et entend bien obtenir gain de cause, dans l’intérêt des travailleuses et des travailleurs concerné·es et dans l’intérêt général.

    L’intérêt général, qui mieux que les services publics pour l’incarner ?

    Ils sont un enjeu majeur pour l’égalité femmes-hommes. Il suffit de penser aux besoins dans le domaine du soin et du lien pour s’en convaincre : dans la santé, la petite enfance et la perte d’autonomie notamment, ce sont les femmes qui sont en première ligne, en tant que professionnelles et en tant qu’usagères. Les restrictions budgétaires se succèdent et pénalisent l’ensemble de la société, et en son sein, les femmes tout particulièrement.


    Le 8 mars, toutes et tous mobilisé·es pour une société de l’é-ga-li-té ! Et au quotidien, nous agissons collectivement dans nos entreprises et nos administrations pour gagner l’égalité au travail.

    Rejoignez-nous pour l’é-ga-li-té !

  • Le dernier rapport du Haut Conseil pour l'Egalité (HCE) identifie deux formes de sexismes, le sexisme paternaliste et le sexisme hostile. Le sexisme paternaliste est un sexisme faussement bienveillant du quotidien qui légitime une répartition hiérarchisée des hommes et des femmes. Le sexisme hostile est un sexisme violent, qui se traduit par une hostilité envers les femmes et peut inclure des attitudes agressives ou dévalorisantes.

    Quelques chiffres : 

    • Pour le sexisme paternaliste, on compte environ 7,5 millions d’hommes et 5 millions de femmes : les hommes sont majoritaires, mais les femmes véhiculent elles aussi ces normes.
    • En France, 17% des personnes de 15 ans et plus, soit près de 10 millions de personnes, adhèrent au sexisme hostile.
    • La question de l'âge : plus l’âge augmente, moins le sexisme est perçu comme un problème social. Chez les jeunes, l’écart entre femmes et hommes est très élevé, mais il se réduit avec l’âge parce que la reconnaissance globale des discriminations recule.

     

    L'extrême-droite naturalise le patriarcat

    Quand l’extrême droite avance, les droits des femmes reculent. Partout dans le monde, des États-Unis à l’Argentine en passant par l’Italie, c’est l’alerte féministe qui doit sonner !
    Derrière l’instrumentalisation des discours féministes à des fins racistes, le sexisme fait partie de l’idéologie conservatrice et réactionnaire des organisations d’extrême droite. Leurs projets s’appuient sur une vision essentialiste des femmes et des hommes où la différence sexuelle « naturelle » nous assigne à des rôles sociaux, renvoyant les femmes à la maison et à la maternité. Leurs propositions entérinent l’ordre patriarcal, le radicalisent. Ces discours masculinistes se diffusent de plus en plus largement sans jamais être sanctionnés et entraînent une adhésion forte à des stéréotypes
    féminins.

    Avec l'extrême-droite, les droits des femmes restent en cuisine

  • En matière d’égalité professionnelle femmes-hommes, l’extrême droite n’avance aucune proposition. Et pour cause, elle nie les chiffres. Ainsi, le RN a voté contre les lois sur l’égalité professionnelle au Parlement européen.

    À l’Assemblée nationale, le RN a voté contre l’égalité femmes-hommes dans la fonction publique. Le programme économique de l’extrême droite est ultralibéral : il s’attaque au Smic, aux protections collectives, à la Sécurité sociale… Autant de mesures qui fragilisent en premier lieu les femmes. De plus, sous l’apparence de nouveaux droits, les propositions de « revenus pour mères au foyer », « droit des femmes à rester chez elles » ou la « libre répartition du congé parental » assignent les femmes à leur « fonction de procréation » et au travail domestique.

  • La volonté de contrôle de la vie des femmes s’étend jusqu’au droit des femmes à disposer de leur corps, en s’attaquant au droit à l’avortement ou à l’accès à la contraception. Sur la constitutionnalisation de l’IVG, la moitié des député·es du RN ont voté contre ou se sont abstenu·es. Les mesures pour la santé des femmes s’inscrivent uniquement dans une perspective nataliste.

    De plus, l’extrême droite instrumentalise les violences faites aux femmes, pour diffuser son message anti-immigration. Comme si les violences faites aux femmes étaient liées à une culture, à un pays, à une religion ou une classe sociale. Considérer qu’un violeur ne peut être qu’un étranger alimente la culture du viol. C’est au sein de l’espace privé que se produisent en majorité les violences sexuelles.

  • Alors, on revendique quoi ?

  • Pour gagner l’égalité femmes-hommes, la CGT revendique :

    • au travail, de réelles sanctions pour les entreprises et administrations qui discriminent, la revalorisation des métiers à prédominance de femmes, ou encore la fin des temps partiels de moins de 24 heures par semaine ;
    • un soutien à la parentalité : allonger les congés maternité et paternité et d’accueil, revaloriser le congé parental, levier indispensable à un meilleur partage des responsabilités parentales, élaborer un grand plan de création de places en crèches et des droits garantis par la loi à dix jours enfants malades (sans jours de carence) pour tous les parents d’enfants de moins de 12 ans ;
    • un service public de l’aide à l’autonomie ;
    • des mesures effectives et la mise en place d’une loi-cadre intégrale pour prévenir et lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail et pour protéger les femmes victimes de violences ;
    • un accès libre et remboursé à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) sur tout le territoire, la suppression de la double clause de conscience spécifique à l’IVG et l’allongement du délai d’IVG ;
    • la lutte contre les stéréotypes de genre, le sexisme à l’école, avec une éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, et sur les lieux de travail et dans les médias ;
    • L’égalité salariale et la reconnaissance de nos métiers ;
    • L’abrogation de la réforme des retraites de 2023  et la retraite à 60 ans, sans décote, avec un minimum à 2000 euros ;
    • La prise en compte des années de maternité et des temps partiels imposés ;
    • La réindexation des retraites sur les salaires
      et non sur l’inflation ;
    • Le retour à un calcul de la pension sur les 10 meilleures années (et non 25) ;
    • La suppression de la décote et la prise en compte des carrières hachées ;
    • La revalorisation des pensions des femmes retraitées...
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    Télécharger en PDF 

     

    >> Le tract Inégalités

    >> Le tract Sexisme

    >> Les tracts nationaux CGT

     

  • À Valence, on fait quoi le 8 mars ?

    Evènement en partenariat avec le cinéma Le Navire qui a inclut dans son Festival Visions d'Asie, la projection du film féministe "Her story" à 16h20 (réservation fortement conseillée !).

    Nous nous retrouvons devant le cinéma Le Navire : 

    Dès 13h

    Sur le Village des luttes féministes avec des stands et animations de nombreuses organisations syndicales, associatives et partis. Buvette chaude et froide.

    13h30 

    Manifestation avec les Rosies et les chorales militantes La Cavale et Chabadass.

    15h30

    Rassemblement et prises de paroles au village des luttes.

    16h20

    Projection du film "Her story" au Navire.

  • Et on prend un peu d'avance avec le LUX

    Dès le samedi 7 mars

    Le LUX propose la projection du film "Dites-lui que je l'aime" de Romane Bohringer à 20h.

    Le film sera suivi d'une belle rencontre avec Romane.

    N'hésitez pas à réserver via le formulaire en ligne.